[Aperçu] Pro Evolution Soccer 2012

Publié le par Radus

Dans l’optique de reconquérir un public qui s’est peu à peu tourné vers Fifa, Konami a décidé d’offrir non pas une mais deux démos jouables du prochain PES 2012. L’une sera disponible mi-septembre, soit en même temps que celle de Fifa 12. L’autre ? Eh bien elle est disponible depuis aujourd’hui sur le PSN et le Xbox live !

 

Neymar Pro Evolution Soccer… Voilà un nom qui donnait le sourire à tout amateur de foot sur consoles au début des années 2000. La simulation de Konami avait en effet dominé de la tête et des épaules ce bon vieux Fifa. Le système de jeu était bien rôdé, la jouabilité intuitive et le fun en multi était assuré. De quoi faire vendre des PS2 par milliers et se voir propulsé « objet culturel le plus vendu » plusieurs années de suite. Mais la déchéance est arrivée avec les consoles current gen. Sur PS3 ou Xbox 360, PES a peu à peu perdu ses lettres de noblesse, se retrouvant affligé d’animations « balai dans le derrière »-esques et peu représentatives de ce qu’est le football, d’une jouabilité hasardeuse et sans saveur et de graphismes peinant à passer le cap. Autant d’éléments qui ont permis à la licence Fifa de devenir LA référence depuis 2008. Seulement cette année, PES veut reconquérir son trône. Konami a donc remis les choses à plat et s’est focalisé sur les éléments qui ne fonctionnaient pas : la jouabilité et le moteur physique dans son ensemble. Et alors que la date de sortie approche – cette année, ce sera le 29 septembre, comme Fifa –, les développeurs nous jettent en pâture une première ébauche de leur bébé.

 

Méxès-FalcaoCette démo donne accès à trois modes de jeu : l’entraînement, le match d’exhibition et la Copa Libertadores. Six équipes sont mises à notre disposition pour écumer lesdits modes : les Européens du Milan AC, de Manchester United, du Napoli et du FC Porto d’une part (eh non, pas de club français. Pas même le Qatar Saint-Germain) ; les Sud-Américains de Santos et du Penarol d’autre part. Ces deux derniers sont bien entendu les seuls à pouvoir jouer en exhibition Copa Libertadores, et ne semblent être là que pour permettre au joueur de prendre le contrôle de Ganso (la Paris Hilton du foot) et Neymar (le seul joueur qui ait été autorisé à jouer avec un écureuil mort sur la tête). Une fois le match lancé, si la claque esthétique pure n’est pas munumentale, on est par contre bluffé par les animations des joueurs. Finis les démarches raides et les changements d’appuis RoboCopiens. Le tout est très fluide et cohérent, et quelques détails (les joueurs aux dents serrées quand ils taclent ou le défenseur se baissant quand un de ses petits camarades dégage « à la Puygrenier ») en jettent un max. Pour ce qui est de la modélisation, on n’applaudira qu’à moitié. Les équipes étant des cadors, leurs poulains ne peuvent qu’être correctement représentés (même Flavio Roma, troisième gardien du Milan AC, est ressemblant). Le changement de moteur physique est néanmoins assez spectaculaire pour être signalé.

 

Taiwo LandersLa seconde grosse évolution se situe elle au niveau du gameplay. En phase défensive, on peut presque oublier la touche de pressing : ce dernier n’est en effet plus aussi utile, et vous fera le plus souvent commettre des fautes. Il vaudra mieux compter sur le bon vieux tacle glissé, ou coupler le pressing individuel avec celui d’un coéquipier. En phase offensive, un nouveau système de contrôle de joueur sans ballon fait son apparition : en maintenant le stick droit enfoncé, on prend en effet les commandes du plus proche partenaire, que l’on peut ensuite orienter dans toutes les directions afin de libérer des espaces au porteur du ballon ou de le démarquer. Un système vaguement cousin de feu « Off the ball control » lancé sur Fifa 2004, mais en bien plus abouti et facile d’utilisation. Une option qui, si elle va nécessiter un temps d’adaptation, permettra de rendre le gameplay bien plus profond. Et viendra compléter un système d’appel des coéquipiers déjà grandement amélioré tant ces derniers se rendent disponibles.

 

En bref, cette première démo de PES 2012, que Konami déclare peu représentative du jeu final, laisse déjà augurer d’un bien bel épisode. La lutte pourrait bien être plus serrée que d’habitude entre Fifa 12 et cette mouture d’ores et déjà historique de PES. Eh oui, elle sera la première en une dizaine d’années à ne pas permettre de contrôler l’AS Monaco, Ligue 2 oblige…

Publié dans Tests-Preveiws

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Bichon des alpes 07/09/2011 00:28


Quoi!? monaco est en ligue 2! jetais pas au courant! loool