[Aperçu] Driver San Francisco

Publié le par Radus

Ce n’est plus un secret, la série Driver fera bientôt son retour sur PS3, Xbox 360, Wii et PC. Afin d’appâter les possibles sceptiques, Ubisoft et Reflections ont mis à disposition des joueurs non pas une, mais deux démos de Driver San Francisco : la première du mode solo, l’autre du mode multijoueur. Premières impressions sur ce titre censé redorer le blason de la série.

La série Driver aura connu des hauts et des bas. Après un premier épisode encensé par la critique et les joueurs malgré ses défauts (bugs, difficulté mal dosée et progression basée sur le « par cœur »), le Driver 2 annoncé pour fin 2000 est attendu comme le messie. Le jeu de course scénarisé (un flic infiltre la mafia en tant que chauffeur) est un genre nouveau qui plait. La déception nen est au final que plus grande. Les phases à pieds, qui constituent la principale nouveauté, sont de véritables cauchemars, rongées qu’elles sont par une camera au moins aussi rigide que la jouabilité. L’aspect technique est quant à lui moins abouti que celui de Driver, le jeu étant buggué jusqu’à la moelle et se permettant même de gros lags, voire des freezes. Enfin, l’impression de n’avancer que quand on connait le parcours est encore plus présente. La descente aux enfers ne fait que commencer. Driver 3 (Driv3r pour les intimes) subit de plein fouet la concurrence de GTA, qui est passé du statut de simulation de fourmi pilotant des micrmachines à celui de plus grosse simulation de vie de gangster. Très en retard, ce troisième volet est moins buggué que le deuxième, mais présente des phases à pieds toujours aussi laborieuses. La dernière tentative, Driver Parallel Lines, ne parvient pas à redresser la barre et est écrasée par le « vis ma vie de gangsta » (GTA San Andreas) de tonton Rockstar.

Le prochain Driver San Francisco a donc une tâche doublement corsée. Il doit en effet redonner un peu de lustre à la licence, mais aussi se faire une place face à la simulation d’immigré serbo-croate (GTA IV) de Rockstar. Reflections a donc tenté de se recentrer sur ce qui faisait le sel de la série à ses débuts : la conduite arcade. Pour cela, les développeurs ont décidé d’épurer le jeu en le débarrassant de ses phases à pieds. Une bonne nouvelle tant ces dernières étaient crispantes. Le joueur a néanmoins la possibilité de changer de véhicule par le biais du shift, un pouvoir que l’ami Tanner s’est découvert quand il s’est retrouvé dans le coma. Il peut donc prendre possession du corps des autres conducteurs de San Francisco pour réaliser ses missions.

 

Démo solo

Ce sont les différents aspects de cet élément de gameplay qui sont mis en avant dans la démo solo. Cette dernière propose en effet trois missions bien distinctes qui permettent de maitriser le mécanisme. Une première dans laquelle Tanner fait la démonstration de son pouvoir à son coéquipier en prenant le contrôle d’un chauffard. Le joueur doit alors réaliser quelques actions que tout conducteur normalement pourvu en neurones n’oserait pas tenter, à savoir rouler sur les rampes d’accès d’un camion, provoquer la police puis accrocher sa propre voiture au crochet d’une dépanneuse. La seconde mission introduit elle le shift-éclair. Cette action est utilisée par Tanner pour contrôler deux pilotes successivement dans une course par équipes. Une simple pression sur le bouton correspondant suffit à alterner entre les deux coureurs. Un principe bien sympathique qui donne lieu à une séquence plaisante à jouer. Enfin, la dernière mission est plus classique : le joueur doit échapper à la police pour impressionner son passager. Cette section permet néanmoins de mieux appréhender une conduite bien arcade (les dégâts n’influent pas sur les performances de la voiture, par exemple), ce qui est loin d’être désagréable.Niveau technique, le jeu est assez fin pour un open world, même si la présence de gros murs de fumée rougeâtre délimitant la zone est quelque peu agaçante. Espérons que ce ne soit que pour la démo, Ubisoft ayant promis plus de 300 km de routes reproduits. La modélisation des visages et véhicules (plusde cent sont sous licence) est également de bonne facture, et les détails observables quand on abime sa voitures (les rétroviseurs  qui pendouillent, par exemple) sont plus qu'appréciables.

 

 

Démo multi

La démo multi donne elle accès à deux modes de la section « Chacun pour soi ». Le premier, « Pistage », consiste à rester dans l’aspiration d’un véhicule conduit par l’IA afin de gagner des points. Le second, « la Chasse au trophée », propose au joueur de garder un trophée obtenu en percutant une voiture de l’IA, et ce afin de marquer des points. Ces deux modes sont par ailleurs précédés de phases de qualifications pour déterminer quel joueur sera le plus proche du véhicule de l’IA au départ.  Défi de dépassement, concours de saut ou de vitesse… Ces intermèdes très courts (moins d’une minute) ont le mérite d’être fun et d’impliquer le joueur dès le commencement de la partie. Parties qui semblent d’ailleurs s’enchaîner à une bonne cadence, sans ralentissement ou freeze. On ne pourra que regretter l’absence dans cette démo du mode « Elimination », qui placera l’un des huit joueurs dans la peau d’un fugitif, et les sept autres dans celle des forces de l’ordre, avec la possibilité de shifter tout véhicule en voiture de patrouille pour les seconds. Comme les agents dans Matrix.

 

Au final, ces deux démos de Driver laissent présager un bon jeu, plus axé sur le fun que ne peut l’être un GTA IV. Les missions solo sont variées à défaut d’être très originales (mettre le bronx ou échapper à la police sont des taches régulières des anciens Driver), si on excepte la mission shift-éclair. Espérons qu’Ubisoft aura su utiliser son shift à son maximum, car le principe est bien calibré et bien pensé. Pour ce qui est du multi, on peut surtout croiser les doigts pour que la communauté suive et que les serveurs d’Ubi permettent aux galériens du NAT strict de profiter du multi, contrairement à ceux d’Assassin’s Creed Brotherhood…

Publié dans Tests-Preveiws

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