Dossier - Les jeux Batman (partie 1)

Publié le par Radus

La sortie du Graal de tout Batmanophile, Batman – Arkham City, approchant à grands pas (le 20 octobre sur PS3 et Xbox 360, le 10 novembre sur PC), il peut être intéressant de (re)découvrir les anciennes adaptations du Dark Knight. Aujourd'hui, première partie : les jeux sortis sur Nes.

 

Batman, 1989, Nes

Sorti pour accompagner le film de Tim Burton, ce premier jeu sur la console de Nintendo a su frapper fort. Ne reprenant que vaguement l’histoire du long-métrage (en même temps, à l’époque, il y avait peu de jeux narrativement développés), ce titre d’action-plates-formes aura su offrir un divertissement de qualité aux fans de la chauve-souris et aux autres. Beau, coloré, jouable, doté d’une très bonne bande-son et présentant un challenge relevé, il se révélait de plus assez novateur, en plaçant le wall jump au rang de mécanisme de gameplay à part entière. Notre Batman bleu clair, véritable armurerie sur pattes (le joueur disposait de plusieurs armes en plus des petits poings musclés de la chauve-souris), dérouillait ses ennemis sur six niveaux eux-mêmes découpés en sous-tableaux. Le jeu de Sunsoft était peut-être un peu moins varié que la version Atari (qui offrait un niveau énigme et des phases en véhicules), mais il se révélait aussi plus accessible que cette cousine. Ce jeu, à qui une réédition sur console virtuelle ne ferait pas de mal, est d’ailleurs resté comme l’un des plus beaux titres de la console de Nintendo, qui donnait ici tout ce qu’elle avait (ou presque). Un grand jeu pour un grand film, en somme.

 

Batman – Return of the Joker, 1992, Nes

Deuxième jeu Nes développé par Sunsoft à être basé sur le héros de Bob Kane, ce titre a pour moi une saveur spéciale. Là où Proust avait sa madeleine, j’ai ce soft d’action. Sur sept niveaux découpés en plusieurs stages, Batman partait ainsi à la poursuite du Joker. Un périple qui l’a entrainé des toits de Gotham à ceux d’un train en marche en passant par l’intérieur du dirigeable du Prince du Crime, le tout pour finir sur une île. Armé de projectiles switchables grâce à des bonus, l’homme chauve-souris pouvait également combattre ses adversaires en jetpack. Ce titre, qui est une suite plus ou moins directe du premier, faisait abstraction de la partie plates-formes de Batman, ou presque. Fini le wall jump, les sauts ne sont ici jamais bien difficiles, simplifiant un peu le titre. Si les combats sont par contre bien présents, l’ensemble est plus accessible que le premier jeu.  Ce qui ne le rend pas inintéressant pour autant : des nouveautés, comme les niveaux à scrolling automatique, viennent ainsi pimenter les parties, de même que l’introduction, le temps de quelques niveaux, de plaques de glace empêchant le Batman de s’arrêter net quand on le souhaite. Si on peut a posteriori se demander si ce jeu n’était pas un titre totalement différent que l’on a batmanifié pour s’assurer des chiffres de vente (la transformation du Dark Knight en super sayien après quelques power ups ou le fait qu’il rassemble sa force grâce à la foudre au moment des combats contre les boss sont autant d’éléments suspects), cela ne retire rien à la qualité de l’ensemble. Inférieur au premier, mais bien au dessus de pas mal de jeux sur la même console.

 

Batman Returns, 1993, Nes

Le premier film ayant connu son adaptation, il était normal que Batman Returns ait aussi droit à la sienne. Konami s’en est donc chargé. Il est d’ailleurs à noter que le jeu, contrairement à ceux sur Megadrive et Super Nes, était paru en 1993 et non en 1992, comme le long-métrage. Le titre délaisse par ailleurs l’orientation de ses aînés pour devenir un pur beat them all. En ce sens, le jeu se rapproche de son homologue Super Nes, mais en beaucoup moins beau, cela va de soi. Si le jeu est loin d’être mauvais (les graphismes sont tout à fait corrcts, de même que la bande son ou la jouabilité), le jeu n’est clairement là que pour offrir quelque chose à ceux qui n’avaient pas une Super Nes ou une Megadrive. On est en effet face à un beat them all très classique (un bouton de saut, un d’attaque, la possibilité de switcher sur les puissants mais peu nombreux Batarangs, une attaque spéciale qui draine la vie de Batman mais qui permet de faire le ménage). La seule originalité réside dans l’utilisation du grappin. En somme, ce Batman Returns peut être sympathique à découvrir, mais il se révèle bien inférieur aux versions des deux consoles de génération suivante.

 

 

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