[Aperçu] Bodycount

Publié le par Radus

En nos temps de FPS sérieux, certains regrettent le bon temps où l’on se contentait d’avancer dans les niveaux en éliminant les ennemis sans autre but que celui d’atteindre la sortie, en scorant parfois au passage. C’est ce temps que Bodycount voudrait nous faire (re)découvrir. Petite impression sur la démo disponible.

 

Codemasters se veut décidément le maître du FPS à contre-courant. Ces gentils petits bonhommes avaient en effet fait le pari de FPS « réalistes » avec la série Operation Flashpoint, avec un certain succès à la clé. Ils nous reviennent cette fois avec un titre qui se veut le digne héritier de vieux FPS bourrins. Avec le concours de l’un des papas de Bulletstorm, qui avait choisi la même orientation avec plus ou moins (surtout moins) de succès,  ces joyeux drilles nous proposent aujourd’hui de découvrir ce Bodycount qui se veut l’antithèse (ou presque) du FPS scipté jusqu’aux yeux. Une petite évolution en soi pour ce studio composé de beaucoup d’anciens membres de Criterion qui nous avaient pondu un Black « call of »-ien à ce niveau-là… Niveau scénario, on sait juste que notre personnage appartient au Réseau, une organisation clandestine qui cherche à en contrer une autre qui veut prendre le contrôle d’un monde post-apocalyptique. Pas de quoi gagner le prix Nobel de littérature, on l’aura compris, mais ce n’est a priori pas ce qu’on vient chercher avec Bodycount. En effet, après un bref briefing, on est lâché à la poursuite de membres de la faction rivale.

 

Le premier contact se fait très vite, et on se rend compte que l’une des promesses est tenue : ça pète de partout ! Les ennemis sont en effet nombreux, et les canarder avec les différentes armes mises à notre disposition (parmi lesquelles, pour cette démo, une mitraillette, un fusil à pompe, des sortes de mines et des grenades) donne lieu à une multitude d’explosions et d’altérations du décor. Les opposants auront en effet bien du  mal à se cacher derrière un muret, puisque celui-ci se désagrègera vite sous notre feu nourri. Il en va d’ailleurs de même pour nous puisque si le système de couverture est assez spécial (en maintenant la gâchette gauche, on se penche sur un côté de l’élément, et ce librement, on verra notre muret/baril/élément détruit au bout de quelques rafales. Une originalité bien sympathique. Autre aspect satisfaisant pour celui qui cherche un trip old-school : les ennemis lâchent des bonus divers au joueur, et leur mort rapporte des points ! De quoi satisfaire les adeptes du scoring. Les bonus permettront ensuite d’activer des bonus en pleine partie, comme des balles plus puissantes. Les grenades, selon le nombre de pression sur la touche, n’auront pas non plus le même comportement, rappelant les armes d’antan et leur tir alternatif. À l’ancienne, on vous dit.

 

Néanmoins, tout n’est pas parfait, loin de là. La réalisation technique pure, tout d’abord, n’a rien de transcendant, les décors traversés dans la démo (une sorte de bidonville fusionné avec une décharge… Post-apo, quoi) restant assez moches. On pourra se dire que cela est compensé par leur aspect destructible et que, de tout façon, les graphismes ne font pas tout… Autre gros point noir, bien plus rédhibitoire celui-là : les ennemis et leur IA. S’ils sont nombreux, les trouffions du camp d’en face sont à peu près aussi réactifs qu’un géranium et aussi subtils dans leur approche que Jean-Claude Van Damme. Leur temps de réaction à votre présence est assez long, et leur façon de procéder par la suite est souvent la même : sortir pour trouver un bon angle pour vous bourriner. Ils viendront bêtement se mettre dans votre ligne de mire quand vous serez cachés, quitteront leur couverture pour se planter devant vous… De nos jours, cela fait tâche.

 

Ce Bodycount part donc pétri de bonnes intentions en voulant mettre l’accent sur l’action. Néanmoins, la technique un peu à la ramasse et l’IA en bois visibles dans cette démo ne laissent pas entrevoir un jeu si sympathique que ce à quoi on pouvait s’attendre.

Publié dans Tests-Preveiws

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